David DALLOIS

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La dette et les déficits … du modèle social Français

Dessin de MichaelkiLe Premier Ministre David Cameron a lancé le plus grand plan d’austérité de l’histoire Anglaise. Son objectif est d’économiser 93 milliards d’Euros d’ici à avril 2015.

En France, la loi de finances 2011 est présentée comme la concrétisation d’une réduction historique du déficit public. Le ministère du budget espère ramener le déficit de l’Etat à 91,6 milliards d’Euros. Pour atteindre ce résultat, le gouvernement table sur une croissance de 2 % en 2011, ce qui est loin d’être acquis. En outre, cette permanence de déficit n’est pas de nature, loin s’en faut, à résorber la dette publique qui s’élève à 1 574 milliards d’Euros fin 2010.

Même si la tâche des pouvoirs publics est très difficile, le plan d’économie Français frappe par sa modestie comparée à celui envisagé par les Britanniques.

Les chiffres :

En 2007, la crise financière a contraint le Gouvernement à soutenir les banques. Cette démarche était nécessaire. Puis la crise économique de 2008-2009 a conduit ce même Gouvernement à bâtir un plan de relance. Ces deux évènements ont fini de détériorer une situation financière déjà passablement dégradée :

Dette publique
Aujourd’hui, l’endettement de la France représente :

  • 23 900 Euros par habitant.
  • 80 % de la richesse nationale (Produit Intérieur Brut).

Retour sur les années passées :

En 1979, la première tâche du gouvernement de Margaret THATCHER fut d’équilibrer le budget de l’Etat. Presqu’au même moment, le gouvernement de Pierre MAUROY laissa filer le déficit budgétaire…
La Grande-Bretagne et la France prirent donc deux chemins radicalement différents.
Pour mémoire, le taux cumulé de croissance économique entre 1994-2003 fut le suivant :

  • France : 20 % ;
  • Grande-Bretagne : 40 %.

La France a donc connu un décrochage significatif en termes de croissance économique. A moyen terme, cela signifie une différence sensible du niveau de vie.

Les conséquences :

Le déficit budgétaire installé de façon permanente engendre 4 funestes conséquences :

  1. Un boulet pour l’avenir : C’est une banalité que de rappeler qu’il faudra tôt ou tard rembourser notre passif. Le budget n’ayant jamais été équilibré depuis plus de 30 ans, il est logique de s’interroger sur notre capacité à le faire. À supposer un excédent de 4 milliards par an (pour l’instant, nous en sommes très loin avec notre déficit estimé à 91 milliards pour 2011) il faudrait 400 ans pour tout rembourser. C’est le temps qui nous sépare de l’assassinat d’Henry IV !
  2. Une perte de compétitivité : En situation de déficit budgétaire, l’épargne des ménages se détourne des entreprises privées et s’oriente mécaniquement vers les emprunts d’Etat. Celles-ci par manque de capitaux investissent moins et se retrouvent progressivement de moins en moins compétitives.
  3. Un accroissement du déficit du commerce extérieur : Injecter de l’argent publique dans une économie peu compétitive revient à relancer l’économie des autres pays.
  4. Une hausse des taux d’intérêt : À force de s’endetter perpétuellement, les marchés financiers perdent confiance … ce qui engendrent une augmentation des taux d’intérêt … qui eux-mêmes étouffent une économie déjà bien fébrile.

Les remèdes conclusions :

En 2005, le Ministre des finances avait chargé Mr Péberau de rédiger un rapport sur la dette. Selon ce rapport, l’augmentation de la dette ne résulte pas d’un effort spécifique pour la croissance mais, pour l’essentiel, d’une gestion peu rigoureuse.

En 2010, la Cour des Comptes relevait dans son rapport annuel que l’aggravement de la dette est certes dû à la crise, mais également à des causes extérieures.

Trois conclusions se dessinent :

  • Sauf à brider la croissance économique, il doit être exclu d'augmenter ou de multiplier les impôts. Nous ne pourrons faire autrement que de réduire les dépenses, ou plus exactement de dépenser autrement.
  • Il est grand temps d’initier une refondation globale du rôle de l’Etat et du secteur publique en général. Il est incontournable de réorganiser en profondeur les structures, les missions et les interventions de l'Etat. Réorganiser l'Etat, c'est faire le choix d'un Etat recentré sur ses vraies missions : la justice et la sécurité.
  • Surtout, il est illusoire de croire que nous pourrons nous passer d’une (Contre-) révolution fiscale. Elle-même conditionne notre propension à réformer de fond en comble notre modèle … qui ne protège plus grand monde mais qui coûtera cher aux générations futures.


Commentaires

1. Le samedi 19 février 2011, 16:48 par Nicole

un foyer qui serait dans une situation comme celle la (toutes proportions gardées!! )il sait comment faire : l'alternative soit dossier de sur-endettement donc un système x ou y gère son foyer; ou ils sont assez sage pour le faire eux même et ils se serrent la ceinture et excluent de leurs vies toutes formes d'excès.Pourquoi nos gouvernants accordent des salaires à des hauts fonctionnaires de 6 chiffres, des parachutes dorés pour des patrons de grandes entreprises n'ayant pas de résultats positifs, voir ayant coulés l'entreprise dont on leurs avait confiés la gestion! Pourquoi entreprendre des dépenses de fonctionnement de tous nos députés et sénateurs qui sont nos représentants en classe grand luxe voir plus(déplacements en jet privé par exemple)Notre Président avait-il besoin d'un avion privé d'une tel ampleur? De Gaulle se déplaçait comment? Aujourd'hui le peuple se serre la ceinture, pas nos gouvernants qu'ils soient de droite ou de gauche ou extrême D ou G ! Fais ce que je dit mais pas ce que je fais!! Facile quand on vit dans le luxe et l'aisance financière, réduire de 10 ou 15% sont train de vie, pas de problème. La même chose chez le français moyen, impensable!!
A quoi servent toutes les études que nos dirigeants ont fait, alors que des ménagères ont plus de bon sens!!!!!!

2. Le mardi 26 juillet 2011, 12:51 par philippe

le commentaire de nicole n'est...que du bon sens..nos representants sont hords jeu!!!qu'ils degagent!!!la seule question qui vaux est...les peuples ou les banques????tout autres question n'est que posture,ou complicitée de se systeme mafieu! tatcher a massacrée sont peuple au non de l'ideoligie liberal!!!!nombre d'etudiants anglais ne depassent pas bac+2...fautes de moyen(et oui...en angletrre pas de sous...pas d'etudes!!)hivers 2010/2011 37000 retraité sont mort de froid par manque de moyen pour se chauffés(info plublic senat)ect..ect...david je te rappel que les banques ne pretent pas d'argent..mais de la dette!!!!mon tres cher david j'amerais revenir a une epoque que tu cherie particuluierement...l'epoque ou les monarques jetaient les banquiers aux ou oubliettes...ou mieux encore...les coupait en deux!!

3. Le lundi 13 février 2012, 09:08 par LECHAT41

La dette publique est bien un problème sérieux. Elle est le résultat d'une gestion étatique laxiste de nos gouvernants depuis une trentaine d'années. D'après les normes européennes en cours, ce déficit n'aurait jamais dû dépasser 60% de notre PIB. Aujourd'hui, il est aux alentours de 80% ce qui représente un dépassement d'environ 400 milliards d'euros.La crise financière donc économique étant passée par là, ce dépassement ne me paraît pas si anormal car dans cette dette totale figure des sommes qui ont été empruntées par l'Etat pour investir et donc créer des emplois ou des infrastructures d'avenir. Je pense qu'il serait plus judicieux, quand on parle de dette publique, de la séparer en deux : dette d'investissement d'un côté et dette de fonctionnement de l'autre. Vous me direz que de toute façon, dette d'investissement ou dette de fonctionnement, c'est toujours des sommes à rembourser. Je suis bien d'accord sur ce point en terme mathématique mais en fin de compte, une dette d'investissement est rentable à moyen ou à long terme tandis qu'une dette de fonctionnement ne l'est jamais. Pour en revenir aux remèdes à apporter, je crois qu'il faut agir sur deux leviers à la fois : l'Etat doit réduire ses dépenses de fonctionnement en supprimant des échelons administratifs et en même temps augmenter ses impôts (recettes) dans des proportions raisonnables (IRPP et TVA) car si la croissance est atone par contraction de la demande, nous ne pourrons jamais la rembourser.