David DALLOIS

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La prime de la discorde

Prime Indiscutablement, il y a en France un problème de bas salaire, résumé fort justement par la formule d’Alain Madelin « la France des fins de mois difficiles ». Pourtant, le pouvoir d’achat fut le thème majeur de la campagne présidentielle de 2007 …

Afin de regonfler le portefeuille des Français, il est envisagé de rendre obligatoire une prime salariale de 1000 Euros en cas de dividendes versés aux actionnaires. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il faudra une mesure d’une autre nature pour remonter une cote de popularité en berne.

La réaction des syndicats

Les syndicats de salariés ont accueilli cette nouvelle avec fort peu d’enthousiasme. Bernard Thibault et François Chérèque, respectivement leader de la CGT et de la CFDT ont ouvertement affiché leur scepticisme. Force Ouvrière et la CFTC ne sont pas en reste. Pour eux, cette mesure « ne concernera en réalité qu’un nombre très limité de salariés », car la majorité des entreprises ne verse pas de dividendes. De plus, ils considèrent qu’elle ne règlera en rien le problème du pouvoir d’achat et n’est in fine qu’un effet d’annonce.

La réaction du Patronat

L’accueil n’est pas meilleur de ce côté, bien au contraire. La Présidente du MEDEF, Laurence Parisot, fustige la velléité d’instaurer un dispositif obligatoire. Pour elle, il est inacceptable que « l’État décide de la politique salariale de chaque entreprise ».

Que penser ? Quelle solution ?

Sur la forme, l’annonce d’une mesure sociale, sans concertation préalable avec les partenaires sociaux ne pouvait que susciter la perplexité. Sur le fond, il est évident que le problème des bas salaires ne va pas se résoudre avec une prime. De plus, une multitude d’effets pervers naitront (Découragement des entreprises qui ont encore une base industrielle dans l’Hexagone, liaisons et confusions dangereuses entre dividendes et salaires, réduction autoritaire du résultat d’exploitation, etc…)

Répétons le une énième fois, pour sortir la France de la « smicardisation », il faut une croissance économique vigoureuse. Et pour cela, il faut que la France et les entreprises soient compétitives. Pour l’instant (et depuis longtemps), les conditions ne sont pas réunies. Il y a urgence à engager de vraies réformes !

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