David DALLOIS

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Clap de fin

caisses vides Les élections législatives ont rendu leurs verdicts :

  • Au plan national, avec 295 députés le groupe « socialiste et apparentés » possède la majorité absolue ;
  • Au plan local, deux circonscriptions du Cher sur trois sont désormais détenues par la Gauche.

Au-delà du résultat, comme pour les Présidentielles, il est affligeant que les questions de fond n’aient pas davantage été au centre des débats.

Rappelons pourtant que la situation internationale est extrêmement tendue : La Grèce est au bord de la cessation de paiement. L’Espagne, l’Italie, le Portugal et l’Irlande se trouvent également dans une situation très préoccupante.

Soulignons également, encore une fois, la situation alarmante de notre pays :

  • Une dette publique d’environ 1 700 milliards d’Euros ;
  • Un budget de l’État en déficit récurrent depuis plus de 35 ans ;
  • Des prélèvements obligatoires qui dépassent les 45 % du PIB ;
  • Un déficit du commerce extérieur de l’ordre de 72 milliards en 2012 ;
  • Un manque de compétitivité qui nous classe au 18ème rang mondial ;
  • Seules 500 entreprises emploient plus de 2 000 salariés et 62 % des entreprises françaises emploient 0 salariés ;
  • Un taux d’emploi de 64 % (36 % des Français en âge de travailler n’ont pas d’emploi) ;
  • 4 écoliers sur 10, soit environ 300 000 élèves, sortent tous les ans du CM2 avec de graves lacunes en lecture, écriture et calcul ;
  • 100 000 peines de prison « en attente d'exécution » faute de places …

Alain Franchon dans le Monde du 22 juin 2012 ne dit pas autre chose :
« Des perspectives de croissance nulle pour les années à venir, notre Etat providence qui n’est plus financé que par un endettement paralysant, une démographie vieillissante, des budgets recherche et développement à la baisse, des budgets militaires neutralistes, des indices boursiers en chute libre … »

Pour ces raisons, les thèmes que j’ai défendus durant cette campagne législative demeurent plus que jamais d’actualité : Notre pays a besoin d’une thérapie de choc pour se sortir de l’ornière dans laquelle il est enfoncé.

Et cette thérapie passera, tôt ou tard, par la baisse des dépenses publiques, par un recentrage de l’Etat sur ses fonctions régaliennes, par une révolution fiscale favorable à l’investissement, par une refonte de notre protection sociale, par une libération de l’économie, par un investissement massif dans la recherche-développement et dans l’enseignement supérieur !

Evidemment, ce discours est moins porteur et moins alléchant que de faire rêver la population avec des projets financés à grand renfort de deniers publics ...

Bonnes vacances à tous.